Accueil Livre Blog Newsletter Coaching Privé Réserver un appel Connexion Taller ECO
Stratégies sur sous-jacent

Wheel Strategy : encaisse des primes chaque mois avec la stratégie de la Roue

Apprends la Wheel Strategy pas à pas. Combine Cash Secured Put et Covered Call pour générer des revenus récurrents avec les options. Exemple réel avec Nvidia.

La stratégie de la Roue est l’une des plus simples et en même temps des plus puissantes que l’on puisse faire avec les options. L’idée est d’une simplicité brutale : on te paie chaque mois pour être prêt à acheter une action moins chère, et une fois que tu la détiens, on te paie de nouveau chaque mois pour la garder en portefeuille. Et ensuite on répète le cycle. Ce n’est pas de la magie, c’est un système.

Les deux phases de la Roue

La stratégie comporte deux phases très claires qui s’enchaînent pour former un cycle continu :

  • Phase 1 : Cash Secured Put — on vend des puts pour entrer dans l’action en encaissant de la prime
  • Phase 2 : Covered Call — une fois assignés, on vend des calls sur les actions que l’on détient déjà

La put, c’est la façon dont on entre dans l’action. La Covered Call, c’est la façon dont on encaisse pendant qu’on détient ces actions. Et quand on nous les retire par le haut, on recommence depuis la put. Voilà le cycle complet.

Le cycle de la RoueJe vends une put → on m’assigne → j’ai des actions → je vends une call → on m’exerce → je vends de nouveau une put. Entre-temps, j’encaisse des primes sur les deux jambes, toute l’année.

Phase 1 : Cash Secured Put — être payé pour vouloir acheter moins cher

Imaginons que l’on a une action que l’on aime sur le long terme mais dont on ne veut pas payer le prix actuel parce qu’on la trouve trop chère. Normalement, on placerait un ordre à cours limité et on attendrait gratuitement. Avec la Roue, on fait quelque chose de bien plus intelligent.

Voyons-le avec un exemple réel dans ProRealTime. Nvidia cote autour de 182 $, mais nous aimerions la détenir à 170 $. On cherche le strike de 170 $ avec une échéance de 30-40 jours et un delta autour de 0,20-0,30. Pour cet engagement, on nous paie 3,30 $ par action — soit 330 $ par contrat.

Ici, il faut avoir le liquide disponible : 17 000 $ de collatéral (ou un peu moins avec un compte sur marge chez Interactive Brokers).

Que peut-il se passer ?

  • Nvidia reste au-dessus de 170 $ — on ne t’assigne pas, les 330 $ sont à toi, l’opération se termine et tu peux recommencer
  • Nvidia passe sous 170 $ — on t’assigne les 100 actions au prix que tu voulais (170 $), moins la prime encaissée (3,30 $), ce qui laisse ton coût réel à 166,70 $ par action

Dans la première phase, la stratégie consiste à être payé pour vouloir acheter moins cher. On vend des puts couvertes en cash sur un strike où l’on serait à l’aise de détenir ces actions.

Phase 2 : Covered Call — être payé pour détenir les actions

Nous sommes dans le cas où l’on nous a assignés. On détient 100 actions de Nvidia à un coût effectif de 166,70 $. Mais on ne reste pas les bras croisés — c’est là qu’intervient la deuxième phase.

Maintenant, on vend des calls sur ces 100 actions. On choisit un strike au-dessus du prix actuel, avec une échéance de 30-45 jours et un delta de 0,20-0,30. Cette call nous génère une autre prime — dans ce cas, environ 350 $.

  • Si le prix ne monte pas jusqu’au strike — on garde la prime et on conserve les actions. Le mois suivant, on vend une autre call
  • Si le prix dépasse le strike — on nous exerce, on vend les actions au prix convenu et on revient au point un : vendre des puts pour tenter d’entrer à nouveau

Le cycle complet visualisé

Je vends une put au prix auquel je veux l’action. Si on ne m’assigne pas, j’ai encaissé et je répète la put. Si on m’assigne, j’ai les 100 actions et je passe à vendre des calls. Si on ne m’exerce pas la call, je garde la prime et je vends une autre call. Si on m’exerce, les actions sont vendues et je reviens au point un. Voilà comment tourne la roue, mois après mois.

Les détails fins : professionnel vs improvisé

1. Gestion du crédit

Que ce soit sur la put ou sur la call, une règle très simple s’applique : si à la moitié du cycle la prime s’est déjà dégonflée de 50-70 %, on ferme la position et on n’y pense plus. Pas besoin de presser jusqu’au dernier centime. L’important, c’est d’avoir cela clair avant d’ouvrir l’opération.

2. Choix du sous-jacent

C’est fondamental et je ne me lasserai pas de le répéter : la Roue n’est pas pour n’importe quel sous-jacent. Pas de penny stocks qui peuvent se casser en deux, pas d’entreprises sans liquidité sur les options, pas de valeurs douteuses, pas de memes. La Roue brille avec des entreprises et des ETF solides, avec des options liquides, des spreads bien serrés et des strikes bien échelonnés.

3. Psychologie de l’assignation

Une erreur très fréquente est d’avoir une peur panique d’être assigné. Mais réfléchis-y bien : si tu as bien choisi le strike et l’action, être assigné fait partie du plan — ce n’est pas un échec. La Roue vit du fait qu’on t’assigne à un bon prix, car c’est là que tu actives la phase de Covered Call et que tu commences à être payé sur tes propres actions. Si en réalité tu ne veux pas être assigné, ce n’est pas ta stratégie.

4. Risque baissier

La Roue n’est pas un bouclier magiqueComme toute stratégie où l’on finit par détenir des actions, si la valeur s’effondre tu vas souffrir en tant qu’actionnaire. Les primes que tu as encaissées vont amortir un peu la chute, mais elles ne l’effacent pas. C’est pourquoi il est si important de ne pas tomber amoureux d’un actif, de diversifier les sous-jacents et de contrôler le nombre de roues que tu mènes en même temps — souviens-toi que tu dois toujours avoir le capital disponible.

5. Événements et calendrier

La Roue recherche des marchés relativement calmes ou avec un bruit modéré. Les jours de résultats ou d’événements macro importants, mieux vaut ajuster : tu peux sauter l’échéance, vendre plus loin ou tout simplement mettre la Roue en pause s’il y a un événement binaire entre-temps. Ça vaut la peine de l’arrêter pendant ce mois et d’attendre que ça passe.

6. Simplicité ne veut pas dire bêtise

La Roue est assez simple en théorie. En pratique, elle demande de la discipline : savoir quand baisser le strike, quand allonger l’échéance, quand accepter qu’une valeur a changé de trajectoire et n’a plus la perspective de croissance qu’on voyait il y a des mois. Il faut savoir arrêter la roue au bon moment.

Règles de base de la Roue

Avant de mettre la Roue en marche


Des sous-jacents solides avec des perspectives de croissance — pas de valeurs douteuses ni de memes

Du capital disponible pour acheter les 100 actions si on t’assigne

Des échéances de 30-45 jours, des deltas de 0,20-0,30

Fermer entre 50-70 % du bénéfice — ne pas presser jusqu’au dernier centime

Attention aux earnings et aux événements macro — mettre en pause s’il y a un risque binaire

Une taille de position qui ne t’empêche pas de dormir — un contrat, c’est déjà 100 actions

Conclusion

La stratégie de la Roue transforme le classique “acheter et prier pour que ça monte” en un système structuré : tu entres avec une décote, tu encaisses pendant que tu tiens et tu recommences. Ce n’est pas pour devenir riche du jour au lendemain — c’est une stratégie qui demande de la constance et de la patience, mais c’est la façon de faire en sorte que ton portefeuille arrête de dormir et commence à percevoir un loyer pour le temps qui passe.

Aleix
Écrit par

Aleix

Trader d'options pour compte propre et formateur chez Campus Opciones. Plus de 7 ans d'expérience sur les marchés avec actions, futures et options.

M'abonner gratuitement

Tu veux maîtriser cette stratégie et bien d'autres ?

Coaching privé individuel adapté à ton niveau et à tes objectifs.