Nouvelle vidéo de la série sur apprendre les options avec l’IA, en s’appuyant sur ChatGPT comme si on n’y connaissait rien. On a déjà vu la Call, la Put, le moneyness et la volatilité implicite. Aujourd’hui, on entre dans le cœur du trading d’options : les grecques. Delta, gamma, theta et vega — ce qui sépare quelqu’un qui achète des options de quelqu’un qui comprend vraiment comment elles fonctionnent.
Ce que sont les grecques
Les grecques sont des mesures qui indiquent comment le prix d’une option va changer quand l’un des facteurs qui l’affectent change. Ce n’est pas quelque chose d’inventé : c’est une méthode de calcul pour savoir comment ce prix va évoluer.
Imagine qu’une option est une voiture. Son prix dépend de quatre “pédales” : le prix de l’action, le passage du temps, la volatilité, et la vitesse à laquelle tout ça change. Les grecques nous disent comment la voiture réagit quand on appuie sur chaque pédale.
Delta : la grecque la plus importante
Le delta indique de combien change le prix d’une option quand l’action monte ou baisse de 1 dollar. C’est la grecque la plus importante et l’une de celles qu’il vaut mieux surveiller.
Exemple : Apple cote à 100 $ et on achète une call qui vaut 4 $ avec un delta de 0,50. Si Apple passe de 100 à 101, l’option devrait monter d’environ 0,50 $ et passer de 4 $ à 4,50 $. Et inversement : si Apple baisse de 1 $, l’option baisse de 0,50 $.
Avec Apple à 100 $, une call strike 80 est très dans la monnaie, celle à 100 est à la monnaie et celle à 120 est très hors de la monnaie. Laquelle réagit le plus si Apple monte de 1 $ ? Celle à 80, parce qu’elle a déjà beaucoup de valeur intrinsèque — plus une option est ITM, plus elle est affectée par le mouvement de l’action. Les calls ont un delta positif et les puts un delta négatif (c’est à peu près leur seule particularité, puisqu’elles sont le miroir l’une de l’autre).
Une astuce très utile : beaucoup de traders utilisent le delta comme approximation grossière de la probabilité de finir dans la monnaie à l’échéance. Un delta de 0,80 revient à peu près à 80 % de probabilité ; un delta de 0,30, à peu près 30 %. Ce n’est pas une règle exacte — à prendre avec des pincettes —, mais c’est une référence très utilisée. On l’a aussi vu dans l’article sur comment choisir le strike et l’échéance.
Gamma : l’accélération du delta
Le delta n’est pas fixe : il change continuellement. Et ce qui le fait changer, c’est le gamma. Exemple : une call avec un delta initial de 0,40 ; si Apple monte de plusieurs dollars et se rapproche d’être dans la monnaie, son delta passe à 0,55, puis 0,68, puis 0,82. Cette accélération, c’est exactement ce que mesure le gamma.
Pour continuer l’analogie de la voiture : le delta, c’est la vitesse, et le gamma, c’est l’accélération — la rapidité avec laquelle tu atteins la vitesse voulue. Ce n’est pas pareil de rouler stable à 100 km/h que de passer de 50 à 100 en deux secondes.
Le gamma est au plus haut quand une option est à la monnaie et très proche de l’échéance. C’est pourquoi les options proches de l’échéance peuvent changer de prix de façon très violente : le moindre petit mouvement du sous-jacent accélère énormément la valeur de l’option. On peut construire des stratégies intraday là-dessus, mais les probabilités sont généralement assez défavorables.
Theta : le passage du temps
Le theta mesure combien une option perd simplement parce qu’un jour passe. Et il y a ici une asymétrie fondamentale :
- Si tu es acheteur d’une option, le theta joue contre toi : chaque jour qui passe, elle perd un peu de valeur
- Si tu es vendeur d’options, le theta joue en ta faveur : chaque jour qui passe sans gros mouvement, tu gagnes simplement grâce au passage du temps
Le temps favorise le vendeur d’options — tant que le sous-jacent ne fait rien de fou. Parfois, il suffit juste de laisser le temps passer.
Vega : la sensibilité à la volatilité
Le vega mesure combien change le prix d’une option quand la volatilité implicite change. Et la volatilité implicite est présente dans tout ce qui entoure les options. Exemple : tu achètes une call avec un vega de 0,25 ; si la volatilité implicite passe de 20 % à 21 %, l’option gagne environ 0,25 $ même si l’action n’a pas bougé du tout.
Si la volatilité implicite baisse, l’option perd de la valeur. C’est pour ça que le fameux IV crash se produit après la publication des résultats : avant l’événement, la volatilité augmente (il y a de l’incertitude, plus de gens veulent se couvrir, donc plus de demande et des primes plus élevées) ; une fois l’événement passé et le calme revenu, cette volatilité disparaît et les options reviennent à des prix “normaux”. Tu as ça en détail dans l’article sur les résultats et l’IV crash.
Le voir sur ProRealTime
Comme toujours dans cette série, après la théorie on passe sur une plateforme professionnelle pour voir où se trouvent ces grecques avec des données réelles. Dans la chaîne d’options de ProRealTime, tu peux voir le delta, le gamma, le theta et le vega de chaque contrat, et vérifier en direct comment ils bougent quand le prix, le temps ou la volatilité changent.
Conclusion
Les grecques sont la méthode de calcul qui te dit comment le prix d’une option va réagir à chaque facteur : le delta (le mouvement du prix), le gamma (l’accélération du delta), le theta (le passage du temps) et le vega (la volatilité). Avec l’analogie de la voiture — prix, temps, volatilité et la vitesse à laquelle ils changent — tout devient beaucoup plus clair. Comprendre les grecques, c’est exactement ce qui différencie quelqu’un qui achète des options de quelqu’un qui sait vraiment ce qu’il a entre les mains. N’oublie pas de commenter et de mettre un like pour suivre la série.